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2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 09:21
Madame Hortense

Madame Hortense

« Vous préférez votre chat aux souris

Madame Hortense

Quoi qu'on en pense en nuances de gris

Madame Hortense...

- Il est si beau, si caressant et doux

Ce voyou,

Ce merveilleux animal... »

Il est vrai que cet amour

Contrarie le roi par les bruits de Cour

Dont la calomnie paie le pain

Quotidien.

« C'est ainsi

Belle Dame...

- Pauvre chat ! »

[Refrain] :

« Madame Hortense oubliez votre chat

Dans notre bain, qui nuit à nos ébats ! »

Peut-être belle autant qu'intelligente,

Madame Hortense

Est attaquée de manière violente

Madame Hortense

Par le chien-loup de mère Anastasie

En furie

Habile à tout disséquer

Madame Hortense, étincelle,

Utilise par bonheur son ombrelle.

On en parle encore à la Cour

Car le chat

Cette fois

Se sauva

Sans détour.

[Refrain]

Tous les témoins, avec les fabulistes,

Madame Hortense,

Embellissent l'histoire, dans leurs listes,

Madame Hortense,

Tant et si bien que les chats innocents,

Maintenant,

Ronronnent loin de la Cour

Car l'amour vit de prudence.

C'est ennuyeux pour la flamme qui danse

Au monument des sentiments...

De l'arrière

Vers l'avant

Cette affaire

Est connue...

[Refrain] :

« Madame Hortense oubliez votre chat

Dans notre bain, qui nuit à nos ébats ! »

En souvenir de "Monsieur William", de Jean-Roger Caussimon

Extrait de "Muse à musique" volume II

Lien commercial : Boutique lulu.com M.KISSINE

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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 20:56

Les pieds nus sur la terre


Les pieds nus sur la terre, il rêve au merveilleux
Voyage du nuage à travers tout ce bleu.
Le temps s'arrête un peu sous le bateau à voile
Égaré, scintillant, mystère d'une étoile
- À moins qu'un agneau manque à l'appel du berger.
Qui sait le contenu de qui n'est pas nommé ?
C'est l'unique drapeau du monde, pour l'Histoire,
Un pétale de fleur, la page d'un grimoire
Avant le premier verbe et sa juste couleur.
C'est la pensée, peut-être, arrivant en plein cœur,
L'âme dans un soupir, discrète messagère,
Une envie de bonheur, les pieds nus sur la terre.

©M.KISSINE – ISBN 9782919390175

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 15:36

Donnons-nous la Paix

De ce que nous ferons ce jour dira le nom

Avant de reposer sur la plage du nombre.

Je mourrai, tu mourras : que l'aphorisme sombre

Éclaire notre esprit d'un bienveillant rayon.

L'instantanéité de la flamme au tison

N'éliminera rien, à l'endroit qui s'encombre,

Hélas, que le bois sec, fataliste pénombre,

Alors que l'essentiel murmure un long pardon.

Tout possible est offert. La juste cause est prête,

Œuvrant dans ce pari de la plus noble quête,

À tenir chaque main tendue vers l'avenir.

Qu'on se rappelle, ou non, l'Arche de l'espérance,

On ne sauvera pas l'humanité qui pense

Au nom des sentiments qu'on s'acharne à bannir.

La paix n’est pas la simple absence de guerre ou de conflit.

Elle est aussi un processus en quête d’équité,

de justice sociale et de développement.

M.KISSINE

ISBN9782919390236

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 15:39

Les imparfaits

Pensez-vous qu'on oublie

Ce que l'on porte en soi

Fugace, dans l'effroi

De la mélancolie ?

Du premier jour de vie

Que l'on ne connaît pas

Sans comprendre pourquoi

La fuite est infinie,

Qui laisse dans les mains

De sensibles dessins

Sous le nom de naissance

Et de troublants regrets

Liant les imparfaits

Entre eux, de l'existence.

©M.KISSINE – ISBN 9782919390175

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 09:58

Peut-être avons-nous fait

On connaît rarement le vrai secret des roses...

Peut-être avons-nous fait une ou deux bonnes choses.

Il fera beau demain : ce qu'en dit le journal,

Un jour sur deux, est vrai. Tout passe, du banal.

Au fond, discrètement, la voix de la Sagesse,

En souriant, promet d'autres jours d'allégresse

Et des nuits de repos au cœur blanc de la Paix.

Pudeur et cécité, filles de l'imparfait,

Ont à considérer l'immense du Possible

Et l'éblouissement qui fait manquer leur cible

Aux manants et aux rois pareillement trompés.

Cette rupture en soi, que l'on feint d'ignorer,

Fragilise la pierre intérieurement

Et nul n'y reconnaît l'éclat du sentiment.

Peut-être avons-nous fait une ou deux bonnes choses.

On connaît rarement le beau secret des roses...

©M.KISSINE – ISBN 9782919390175

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21 juillet 2013 7 21 /07 /juillet /2013 10:40

Le grand tour des souffrances


La parole du spectateur
Vole à travers le grand nuage,
Ainsi qu'un mythe ambassadeur
Pour justifier le voyage.


Le système dont on entend
L'effort montant à l'acropole
A l'apparence d'un serment
Dont l'Homme en jaune est un symbole.


Voyez : Personne, mieux que lui,
Ne sait la terrible souffrance
Au centre de ce qui s'enfuit,
Quand c'est à la gloire qu'il pense.


Ce que signifie ce parcours
Vaut pour les nouvelles idées
Comme un sourire pour l'Amour,
Rien de moins, sur la route usée.


Certains vibrent de compassion,
D'autres fuient le chant des sirènes.
Jette la pierre, bel espion,
Contre les cornues de gangrènes.


Toi qui comptes les nuits, les jours,
Déchiffre en toi les zones sombres :
Elles accompagnent toujours
Un devenir qui naît des nombres.


Ce langage des roues d'acier
Sur le fil des désespérances
Imprime, comme un balancier,
L'équilibre et l'impertinence.


Ceux qui regardent, bien assis
Dans leurs petits châteaux de cartes,
Se sentent généreux ainsi :
Les gladiateurs signent leur charte.


Certains secrets sont imparfaits :
Les dieux et les diables en fête
Invitent la fin, au banquet,
Certains l'ignorent et s'entêtent.


La Nature met ses habits
De vacances, pour être belle,
Et qui peut lui en vouloir, qui,
Dans la course sensationnelle ?


Tous applaudissent à ce Graal :
Les tribuns, les parlementaires,
Les ouvriers du machinal,
Les bavards et les solitaires.


Les marchands et les médecins
Travaillent, un sourire aux lèvres,
Pour vendre le meilleur butin :
Cent ans que ce Tour a la fièvre.


Il faut qu'un jour le conte ait fin.
Nul ne sait par quelle magie
L'Homme, debout, sur son chemin,
Comprendra la Mythologie.

©M.KISSINE – ISBN 978-2-919390-144

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 13:35
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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 10:50

Le gentil joli doux, comme le beau, le tendre,
Avec ténacité, masque la pauvreté.
L'amour rime à côté, pour la notoriété,
Du toujours, bienvenu, qu'on voit, au ciel, se pendre.


De ses draps de velours, la beauté doit descendre
(Elle y dort à temps plein, c'est une absurdité)
Quand le poète aura brandi la Vérité
Tout vient à point, dit-on pour qui veut bien l'entendre.


Il serait indécent d'oublier les petits
Qui grouillent aisément dans les mâchicoulis,
Mais on ne gravera leurs noms qu'après la guerre.


La muse fait semblant, sous son manteau frileux,
De conserver la clé de trésors fabuleux.
Complice, on lui sourit, tant l'on craint sa colère.


MMXIII ©M.KISSINE – ISBN 978-2-919390-144

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 15:26
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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 21:37
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